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Données
techniques
Une cuvaison dans de vieilles cuves ouvertes (en chêne
de Hongrie), des pigeages aux pieds, un écoulage immédiat
en barriques déjà utilisées (plusieurs
vins) et un élevage de durée variable (environ
12 mois) dans un chai semi-enterré, sont à la
vérité nos seules interventions pour conduire
ce merveilleux cépage qui, chez nous, se guide en fait
à peu près tout seul.
A propos du Guigniers...
Présenté en vin de pays des Côtes-du-Brian,
il provient du village de Trausse-Minervois dont la vie entière
était, il y a peu encore, littéralement scandée
par la culture des "guignes" (griottes en langue
d'oc) : le terrible vent du mois de juin, redoutable
pour les pousses fragiles des jeunes plantiers, c'est le "vent
des guignes" (parce qu'il correspond à la période
de maturité des griottes); la fête communale,
c'est la fête des guignes; en un mot la culture du guignier,
jusque hier encore, fut une spéculation agricole prépondérante
dans cette commune, qui trouvait, dans la fourniture de petites
confiseries locales, d'intéressants débouchés.
Aussi le griottier fait-il partie du paysage physique et culturel
de Trausse, où quelques vergers encore en exploitation,
ainsi que les repousses omniprésentes d'anciennes plantations,
délimitent tout naturellement de véritables
terroirs à vocation viticole et arboricole.
Le pinot noir fin, qui forme la base de cette cuvée,
est une variété très anciennement présente
sur le sol du Languedoc, comme l'atteste une abondante littérature
viticole aux XVIII° et XIX° siècles- ce qui,
soit dit au passage, rend bien dangereuses les assertions
de quelques soi-disant puristes, qui tentent de déterminer,
pour ici ou là, le caractère, autochtone ou
importé selon eux, de tel ou tel cépage…
C'est que l'histoire ampélographique est une science
difficile !
Notre première vinification de pinot du Minervois (récolté
à l'époque chez notre regretté maître
et ami Jacques Tallavignes - à qui le Languedoc doit,
depuis le début des années 1960, les toutes-premières
innovations, prémonitoires, en matière d'encépagement)
date de 1974. Il y a donc déjà longtemps que
nous ne recherchons plus la « typicité aromatique »
intrinsèque (laquelle, au fait?) d'une variété
que tout le monde sait, par ailleurs, capricieuse, inconstante
et insaisissable: le but n'est pas ici de faire un vin "à
la manière de…", mais bien plutôt
de restituer, à la palette des vins du Languedoc, une
expression disparue qui, dans sa modalité méridionale
du Haut-Minervois, ne trahisse pas non plus ses origines variétales.
Aussi le "Guigniers" n'est-il pas présenté
sous l'étiquette anonyme d'un "vin de cépage"
(dans l'acception institutionnelle qu'a prise désormais
cette locution) mais se veut-il au contraire la fidèle
expression d'un terroir replanté en pinot dès
1977.
Sa personnalité
"(...) Ma cuvée préférée
est celle qui est élaborée autour du pinot noir
fin, les "Guigniers de Centeilles". J'y retrouve
le charme du raisin bien élevé, respirant la
terre, et la belle signature du domaine. Je l'ai bu avec un
steack de thon cuit juste "rosé", bien épais,
fondant comme les tanins de ce vin.
Servir autour de 15°C (1h. dans le bac à légumes
du réfrigérateur)." "Le Tour de France
des Grands Vins à Petits Prix" Eric Mancio, sommelier
du restaurant Guy Savoy.
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