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Données
techniques
1- Encépagement : Mourvèdre,
Grenache Noir, Syrah (par tiers).
2- Vinification : éraflage total,
cuvaison en cuve ouverte, nombreux "pigeages" pendant
la phase de fermentation, macération de 4 semaines,
jus de presse réincorporés au vin de goutte.
3- Elevage : En cuves d'acier émaillé.
Une partie séjourne 10-12 mois en barriques "de
plusieurs vins".
A propos du Clos…
Il doit beaucoup au Mourvèdre venu sur les calcaires
marins du tertiaire. Pionniers de sa remise à l'honneur,
"nous aggravons notre cas" en lui appliquant la
taille en lyre (double plan de palissage) dont nous sommes
les propagateurs en Languedoc. Le Mourvèdre y gagne
une exceptionnelle qualité de maturation.
Vingt-cinq années de vinifications nous ont, par ailleurs,
appris comment le travailler et l'élever. Afin de réaliser
une synergie génératrice d'encore plus de complexité,
notre choix s'est arrêté, dès 1990, sur
un assemblage par tiers de Mourvèdre, Syrah et Grenache
noir.
Si le Mourvèdre, toujours un peu ingrat, exige qu'on
l'attende patiemment, c'est l'harmonie de ses tanins bien
mûrs qu'apporte en dot, à notre Clos, la Syrah
de nos plus anciennes parcelles. Quant au Grenache Noir, cueilli
aussi rôti que possible et assemblé, déjà
à la cuve, avec l'un ou l'autre des deux cépages
qu'il doit amplifier, sa chaleur va lier l'ensemble dans un
moelleux qui n'appartient qu'à lui. De sorte que voilà
bien un vrai vin de garde qui, pourtant, ne restera pas taciturne
pendant 10 ans.
Sa personnalité
Foin de la dégustation analytique (qui s'applique certes
fort bien aux vins "techniques", mais nous semble
oblitérer trop souvent - dans son approche discursive,
descriptive, besogneuse jusqu'à en devenir, parfois,
obsessionnelle... - le génie propre à chaque
vin).
Le Clos Centeilles ? Une robe d'intensité
soutenue, profonde, avec une nuance de vin encore très
"jeune", aux reflets violacés.
Un arôme, tout au moins dans ses premiers temps de "bouteille",
moins immédiatement expressif que celui d'autres cuvées
de Centeilles; légèrement plus austère,
peut-être; mais plus mûr, aussi, et qui a su,
dès le départ, gagner en complexité ce
qu'il perdait en transparence instantanée.
Car avec lui, et dès le départ aussi, c'est
surtout en bouche que cela va se passer : son tanin de
raisin mûr, bien présent à la dégustation,
est pourtant totalement fondu dans l'alcool, l'ensemble donnant
au vin un corps racé, tout en finesse, avec une finale
étonnamment veloutée qui enveloppe une jolie
matière. De ce registre complexe émergent des
constantes alternativement dominées par le fruit, les
épices ou les fleurs séchées, autant
de notes qui, en "rétronasal", utilisent
comme tremplin l'équilibre tanin/moelleux.
A propos : pourrait-on dire qu'il existe aujourd'hui
des "vins de nez" et des "vins de bouche"?!
Eh bien, le Clos Centeilles fait partie des
vins faits pour être bus; c'est-à-dire: bus à
table, pendant le repas.
De tous nos vins, le Clos Centeilles est
celui qui nous semble avoir eu en bouteille l'ascension qualitative
la plus lente, la moins fougueuse, mais la plus régulière
et prometteuse d'avenir. Une cuvée encore à
l'orée du développement de ses potentialités.
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